RANGE ROVER VOGUE SE
3.9l V8 BVA
1992
1992
227000 kms
Un Range Classique, c’est un étonnant mélange de classe, de robustesse et de praticité. Un Range classique, c’est rafiné. Ca tient a de nombreux détails qui sautent aux yeux sur l’exemplaire que je présente ici, que j’ai eu la chance de posséder. Je ne suis pas très 4X4. Mais je suis Range. Parce que le charme anglais prend tout son sens ici. Quoi de plus british que de se salir les jantes dans les chemins de campagne du Devon dans un écrin de cuir et de ronce de noyer? Le labrador patiente dans le coffre, les bottes sont posées à l’arrière, le fiole de Lagavulin 16 ans d’âge attend dans la poche intérieure de la veste Barbour graissée avec soin par votre fidèle Alfred.
C’est devenu un cliché, maintes fois répété mais le Range classique est la voiture qui a rendu les 4X4 chics, autant qu’un coupé Jaguar, avec le côté baroudeur en plus.
La voiture que je présente ici est sortie de chaine en 1992, elle ne fait donc pas partie des premières séries, elle présente donc les évolutions qui petit à petit on fait de la Range une voiture confortable, et délicieusement prévenante. Il n’y a qu’à bord des voitures anglaises qu’on on a envie d’enlever les chaussures pour enfoncer les pieds dans la moquette épaisse et se laisser bercer par le roulis, légèrement vautré sur le gros fauteuil en cuir épais et qui sent si bon. Nonchalance ? Flegme plutôt.
Les plus observateurs auront noté qu’il s’agit d’une finition VOGUE SE. La mieux élevée de la gamme Range. La finition VOGUE SE est le haut de gamme de la série Range Rover de l’époque. Elle se distingue de la finition VOGUE par l’ajout de sièges en cuir à réglage électrique, de boiseries en ronce de noyer ornant le haut des panneaux de porte, le tableau de bord et le tour de la boîte de vitesses. Le toit ouvrant électrique, de série sur la VOGUE SE, accroit encore l’incroyable luminosité de cet intérieur. Les 4 vitres sont à commande électrique, la vitre côté conducteur est séquentielle. La voiture est équipée de la climatisation. Sur cet exemplaire, le cuir est superbe, les moquettes sont très propres, le ciel de toit est neuf.
L’ancien propriétaire était un collectionneur récidiviste (si vous aviez vu son antre… une Batcave remplie de joyaux! Et éclectiques avec ça ! Bref : un rêve de gosse que le type a réalisé et dans lequel j’ai rencontré pas une mais trois Range Classiques dont celle que vous avez sous les yeux.
La teinte (d’origine) « Cairngorm Brown » qui tire son nom d’une chaîne de montagne écossaise dont le quartz est d’un marron translucide profond (tout un poème), s’associe magnifiquement avec le cuir beige fourni par l’honorable et antique maison Connoly, celle-là même qui équipe les Rolls, Bentley et Jaguar (les anciennes, pas les actuelles).
Mes déplacements au volant de la voiture m’ont tout simplement bluffé. L’état général des liaisons au sol, des supports moteurs, des divers silent blocks offraient un comportement qui ne devait pas être très éloigné de celui d’un Range à sa sortie d’usine. Le fonctionnement du moteur et de l’ensemble boîte pont, certes rustiques, ne posaient pas de problème. J’ai toujours démarré sans problème. Le ralenti moteur était stable, le V8 est bien rond (quel plaisir de baisser les vitres pour écouter son ralenti délicat et suggestif à souhait), les rapports de boîte passaient sans à-coup. Le confort était souverain, la voiture ne vibrait pas à vitesse élevée. Je remercie l’ancien propriétaire pour ton le soin qu’il a apporté à cette voiture. Et je souhaite au nouveau propriétaire une route belle et souveraine.